Un atelier de collage, une feuille blanche, quelques images à découper… et me voilà, en train de coller frénétiquement. Zéro espace, tout est rempli. Une sorte d’urgence à occuper chaque recoin, à empiler les couches, à ne surtout pas laisser de vide. Et là, déclic.
Ce trop-plein visuel ressemblait étrangement à ce qu’était (est ?) ma vie !
Trop de tout, tout le temps
Nos journées s’enchaînent, souvent en mode pilote automatique : mails, réunions, notifications, enfants, courses, dossiers à finir. Et parfois, sans qu’on s’en rende compte, on ajoute encore une couche. Un scroll sur les réseaux, un carré de chocolat, une tâche de plus. Juste pour remplir. Pour ne pas laisser de place au vide.
Mais ce vide, justement, il est précieux ! Il permet de respirer, de trier, de poser les choses.
Et surtout, de se reconnecter à ce qui compte vraiment. A ce qui est important (et pas forcément urgent)
Le trop-plein se manifeste partout
La puissance de l’art-thérapie et de la Cuisine Thérapie©
Que raconte notre manière de remplir ?
Et notre manière de laisser vide ?
Quelle fonction ces espaces prennent-ils dans nos vies, nos habitudes, notre façon d’être au monde ?
L’art-thérapie et par extension la Cuisine Thérapie© proposent un cadre sécurisant pour interroger ces dynamiques, non pas en cherchant une réponse théorique ou un diagnostic, mais en s’autorisant à ressentir, à faire, à observer ce qui émerge.
Sans chercher à comprendre tout de suite. Sans analyse forcée.
Juste en laissant de la place à ce qui est là.
Faire de la place, ce n’est pas ne rien faire
C’est créer une respiration. C’est sortir de l’automatisme. C’est se redonner un peu de marge de manœuvre.
Et parfois, ça commence par une question toute simple : de quoi ai-je envie là, maintenant ?
Pas besoin de tout bousculer. Juste une prise de conscience.
Et l’autorisation de faire un peu différemment.
Parce que non, tu n’as pas à tout remplir.
Et oui, le vide peut aussi être un espace plein de possibilités.
Et toi, comment dialogues-tu avec le vide ? Est-ce un espace inconfortable… ou une invitation à autre chose ?





